• Encore une nuit à tourner en rond...
    Regarder la télé, aller lire des forums, et certainement jouer "un peu" à WoW... Mes nuits se suivent et se ressemblent, tout comme mes journées d'ailleurs. Il y a un certain paradoxe à dire que je m'ennuie, puisque je crée cet ennui... Je me réfugie dans la monotonie, c'est tellement plus simple, et tellement plus simple aussi de ne jamais se demander où ça me mènera...


    Je me rapelle exactement du moment où il y a eu une sorte de fracture entre le monde et moi. J'avais 8 ans, et là je me suis dit : c'est fini, je n'ai plus de contact direct avec le monde. J'avais l'impression de flotter, de ne plus vivre ma vie, mais de la voir. C'est étrange de se rapeller de ça, et de se dire qu'en 14 ans rien n'a vraiment bougé depuis dans ma tête. J'ai toujours cette impression de flotter, de ne pas vivre réellement, d'être complètement à côté de la plaque.
    C'est si étrange ! Et plus le temps passe, pire c'est... Je crois qu'à force ce n'est pas qu'on ne sait plus qui on est, mais on devient personne, aphone, sourde, imobile, et on flotte...


    Et puis je crois que je me sens seule, je me suis toujours sentie un peu seule, même lorsque j'étais entourée, justement à cause de ce sentiment de flottement autour de moi. Je ne me sentais jamais concernée, jamais impliquée, et c'est encore pareil à présent. Je crois qu'il y a quelques années je donnais l'apparence de quelqu'un qui aimait s'amuser, sortir, vivre, boire, faire des conneries, etc etc mais au fond j'étais pareil que maintenant, à une différence près, maintenant je ne fais plus semblant de rien.


    WoW ça n'aide pas à s'ouvrir au monde, on est là avec son perso, seul avec soi même, on tue des monstres, on fait des quêtes, on passe un niveau, et on s'ennuie. Alors pourquoi j'y joue? Mais que ferai-je d'autre? Je n'ai envie de voir personne, je n'ai envie de rien à part concernant mes besoins vitaux (dormir, manger, boire). Tout ça me dépasse totalement, j'ai l'impression de me faire engloutir par un truc en moi que je ne comprends pas.


    J'imagine que depuis toutes ces années j'attends ce déclic qui me fera revenir dans le monde réel, qui me lestera avec du plomb pour que j'arrete de flotter comme ça. Mais ce déclic de vient pas, et plus le temps passe, pire c'est.


    J'ai plus une seule fringue qui me va, et ça me sert souvent d'excuse pour rester cloitrée chez moi. Et quand je sors, j'ai l'impression soit de ne pas être là, soit de n'être là que parce que je viens avec mon copain... Et ce même si je vais chez des amis à moi (et non à lui à la base). A force du coup, je m'en fiche un peu de voir qui que ce soit. Surtout qu'avec certaines personnes, le courant ne passe plus et je sens qu'ils sont différents avec moi depuis que je ne suis plus la fille que je semblais être lorsque je faisais semblant de m'amuser de la vie que je menais...


    Certaines personnes m'ont déjà dit que ce que je raconte ça ressemble à une sorte de dépression, mais moi ça m'étonnerai, on ne peux pas faire une dépression pendant des années sans le savoir... C'est un peu idiot comme piste.


    Peut être aussi qu'à force d'être déçue par plein de choses, j'ai fini par trouver les gens détestables, décevants, et j'en passe. Souvent je me dis : j'en ai marre des gens... Lorsque je les entends parler, lorsque je lis certaines choses. Je n'ai plus envie de cotoyer le monde s'il est comme ça. Alors je reste dans une sorte de bulle que je déteste mais que j'adore.


    Le pire dans toute cette histoire, c'est que je vois les autres vivre, et moi parfois j'ai envie aussi de ressentir ce qu'ils ressentent, de faire ce qu'il font, d'aimer ce qu'ils aiment. Mais comme je ne me sens pas concernée par tout ça, j'ai l'impression que ce n'est pas pour moi tout ces trucs. C'est étrange.


    Et là il est 4h du mat... Cette semaine j'ai complètement décallé mon rythme, je vis vraiment à la nuit tombée, comme il y a quelques mois, et j'en ai marre. Parfois je pense à ce que je ferai demain du style : demain je me lève tôt, je sors me ballader, je fais ceci, je fais celà, mais je sais pertinement que je ne le ferai pas... ça me mine.


    Des tas de gens pensent qu'il "suffit de se bouger le cul" mais moi je n'y crois pas. Les gens qui pensent ça et qui disent ça ne peuvent pas comprendre toutes ces choses que moi je pense, tout simplement parce qu'ils flotteraient dans ma bulle et que moi je flotte dans la leur.


    J'en ai marre de tout (lol) et je pense que j'en ai toujours eu marre de tout ^^.


    Lou2007


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  • Nous sommes des millions, peut être même des milliards, une horde de gens qui se relaient depuis la nuit des temps, pour pleurer d'un manque dont on ne parle pas, et quand on le fait c'est parce qu'on ne pleure plus.
    Nous sommes si nombreux que même les uns les autres, tous rassemblés, nous ne pourrions nous consoler d'un tel vide. Et ce n'est pas un vide qui signifie l'absence de quoi que ce soit, mais un vide qui absorbe, qui avale et qui démembre.


    Nous sommes une horde d'assoiffés, une horde à manquer d'amour. Tant de visages qui aimeraient se blottir dans le creu du cou de quelqu'un, tant de bras serrant l'air, tant de dents serrées sur d'autres dents, qui à force s'usent et se dégradent sûrement.
    Beaucoup se disent ou se croient comblés, ceux là sont heureux ou bien le pensent, mais les autres, ceux qui n'ont rien, ceux qui sont avides, ceux qui s'en cachent, ceux qui auront toujours ce creux au bas du ventre, ceux-là ne seront jamais heureux.


    Je crois que je peux me rapeller de chaque baiser, de chaque étreinte, de chaque marque d'affection, d'attention, je les sens encore sur moi, chaque acte est une oeuvre d'art dans mon coeur.
    Cette caresse dans mes cheveux de ma mère alors que j'avais 16 ans, cet énorme calin fait à mon grand-oncle lorsque j'avais 5 ans, cette première étreinte de mon père quand j'avais 17 ans, la première fois que j'ai posé la tête sur l'épaule de mon frère, cette caresse sur la joue de ma grand mère paternelle, ... tous ces actes forment une danse merveilleuse dans ma tête, merveilleuse oui mais dangereuse et ennivrante.


    Je n'ai jamais su si j'ai manqué d'amour et si j'en manque encore, ou bien si je suis une droguée qui a besoin d'une grande quantité de substance pour me sentir bien. Il faut dire que poser la question est toujours interpreté comme un reproche et la poser m'empreint de culpabilité.
    Ceux qui manquent d'amour ne le disent pas, ou alors au creux de l'oreille, comme un secret bien gardé. Car ils savent que lorsqu'ils l'ont dit, ça a fait mal aux autres, et que le seul but de l'aveu était pourtant de chercher le bien, pas de faire mal.


    Je crois que oui j'ai manqué d'amour, et qu'à cause de ça j'en ai besoin beaucoup plus que si je n'en avais pas autant manqué.
    Ma mère en a manqué beaucoup plus que moi, est ce qu'après ça elle a eu toute sa vie besoin qu'on l'aime dix fois plus? Je ne lui ai jamais posé la question, je crois que ce genre de questions ne se posent pas, quelques fois je m'aventure à chercher dans le passé des réponses au présent, mais en général ça ne fait que retourner le couteau dans la plaie.


    En tout cas j'ai un grand vide, celui de mon père. Partout je vois ces pères, à la télé, autour de moi, dans mes lectures, à la radio, et il ne se passe pas un instant en les voyant ou en les écoutant ou je ne me dise pas : Si seulement mon père...
    Mon père, il parait que lorsque j'étais bébé il était dingue de moi, sur les photos ça se voit, on rigole, on s'amuse bien, mais tout ce que je me rapelle de lui c'est deux ou trois bons souvenirs de cette époque et le reste c'est tout des cris, des mots qui blessent, des injustices. Je ne me rapelle pas ces instants sur les photos ou on avait l'air de bien s'amuser, je me rapelle juste de son air fâché ou qu'il me dise d'aller au coin, ou manger mes choux de bruxelles sur la terrasse. Est ce que parce que je ressens tout plus fort ? Que le mal a effacé le bien? Est ce que les photos mentent parce qu'il faut bien sourire pour les photos?
    Mon père ce n'est plus qu'une grosse douleur pour moi, une fracture ouverte qui ne se refermera jamais. Il en a trop dit, et trop fait pour que cette histoire entre lui et moi respire le présent.


    Depuis qu'on s'est quittés fâchés à mes 15 ans, il a commencé à me montrer des marques d'affection mais très occasionelles, et souvent lorsqu'il est saoul. Ces marques d'affections étrangement me font plus de mal que de bien, alors que j'en ai manqué terriblement, à en avoir mal physiquement...
    Lorsqu'il me serre dans ses bras même puant la bierre, je me sens petite et jeune, et ça me fait mal, mal à en crever.
    Pour finir je ne sais plus si je l'aime parce que je le déteste ou si je le déteste parce que je l'aime, je n'aime pas parler de lui, je n'aime pas lui parler. Car lorsqu'il me parle (surtout s'il est sobre sinon pour moi ça ne compte pas) j'essaye de lui faire dire des choses, qu'il me parle de moi, mais quand il me parle de moi c'est pour me dire qu'il a honte de moi, qu'il me trouve nulle, et malgré ça je continue à essayer de grapiller même ces mots négatifs lorsque je le vois.


    Si quelqu'un déteste un de ses parents il peut comprendre, je crois, ce que je dis. Il peux comprendre cette culpabilité qui ronge, il peux comprendre cette douleur de n'avoir qu'un père, qui est faillible et malfichu, il peux comprendre qu'on rêve parfois d'être la fille de... et que tout de suite après l'avoir pensé on se sente très mal, car on n'a qu'un père. Est ce que ma mère peux comprendre ça? Je le crois oui. Car elle a plus ou moins vécu ça, plus par défaut d'actes.


    Je suis terriblement en manque, et je n'ose pourtant pas passer le pas bien souvent, quand il s'agit de dire à un homme que je l'aime pas de souci, c'est mon amoureux, mais chercher l'amour dans ses proches c'est une autre aventure... Et je crois qu'un amoureux ça ne compte pas quand on a ce genre de blessures, ça compte mais ce n'est qu'un réconfort, pas une guérison véritable.


    Le manque ce n'est pas du vide, c'est juste un gros nuage insaisissable et rempli d'épines enduites d'un poison mortel.


    Lou2006


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  • Avertissement : âmes sensibles s'abstenir de lire ceci, après relecture j'ai trouvé que ça pourrait choquer d'autant que le titre de la note n'annonce pas le contenu (sujets : IVG, fausses couches, filles mères, etc).


    Et voilà... J'en étais sûre... ça ne pouvait plus durer !
    J'étais très heureuse, je reprennais du poil de la bête, je voulais tout, tout en ne désirant rien (quoi de pire que le désir !), je me demandais comment celà avait pu arriver, par quel miracle, par quel enchantement tout d'un coup je ne me sentais plus déprimée, fatiguée, maussade... Et bien avant d'avoir compris pourquoi tout allait mieux, et bien revoilà le gris... Ce gris que je déteste.



    Cela a commencé il y a quelques jours, je me suis sentie seule au monde, abandonnée, alors que je ne l'étais pas, je venais de voir deux amies que j'adore et je rentrais chez moi. Après avoir quitté mon amie devant la gare, j'ai décidé de marcher jusque chez moi, alors que j'aurai pu prendre le bus puisque je pouvais faire une correspondance => trajet gratuit. Preuve que tout allait bien pour moi (enfin selon ma propre observation on ne peux plus subjective)... Et au fil des pas, j'ai commencé à sentir un poids sur mes épaules, j'ai senti mes jambes s'allourdir, et mon coeur s'assombrir...
    J'ai senti le moment précis de ma rupture avec le beau temps... Et ça a fait un grand crac dans mon coeur.
    Depuis je crois que ça redevient comme avant, à une chose prêt, j'ai une envie qui a ressurgit...



    On dit que dès qu'une femme tombe enceinte et accouche, autour d'elle, c'est la contagion, beaucoup se lancent en voyant un bébé... Et bien je crois que j'ai été "contaminée" par le désir d'enfant. J'ai vu Lucie avec sa fille, je l'ai vue chez elle avec son bébé, et je me suis dit que tout ce qu'on dit sur les bébés c'est faux. Pourtant j'en ai vu pas mal des bébés, mais là je me suis rendue compte que tout le monde mentait sur les bébés pour nous dissuader. Beaucoup de gens ne voient que le côté négatif des bébés, qui pleurent, qui ne vous laissent pas dormir etc etc... Mais on ne parle jamais de la sensation qu'on a lorsqu'on se trouve près d'un bébé, en tout cas la sensation que moi j'ai eue c'est que j'aurai tout donné pour accoucher là tout de suite en zappant 9 mois de grossesse et je ne sais combien de mois d'attente pour arriver à être enceinte...
    Mais pourquoi? Pourquoi pile au moment où je marchais dans la rue, tout allait bien, et là paf ça me tombe dessus, j'ai été contaminée... C'est absurde ! Et depuis j'ai une de ces baisses de morale... Et puis je suis un peu enragée aussi, et fatiguée à force...



    Déjà lorsque j'ai vu cette petite fille qui venait de naître à l'hopital il y a 5 mois, j'ai eu une réaction que je ne m'explique pas, je me suis mise à pleurer sans savoir m'arrêter de tout le trajet du retour, toutes mes copines autour de moi en train d'essayer de me faire rire :s Et bien en 5 mois je n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi je me suis sentie si mal face à ce bébé... Je soupconne mais je ne sais pas...
    Et ça doit certainement avoir un rapport !
    Si c'est ça il ne faut plus que je voies de bébés ! Et c'est lorsqu'on est contaminé qu'on voit des bébés partout, à la télé, sur le net, dans la rue, à la radio, à la fenêtre d'en face, et même les bébés animaux nous rapellent cette contamination... C'est affreux !



    Est ce que MOI je serai prête à me lancer dans le désir d'enfant à bras ouvert, comme shootée à la morphine ? Pourtant je devrai être rationnelle après ce qui m'est arrivé, je devrai me rendre compte qu'un bébé ça se planifie et ça se prépare pour pouvoir bien en profiter... M'enfin c'est peut être un truc que les gens inventent aussi pour nous dissuader d'avoir un bébé... Comment savoir?



    En fait depuis petite j'ai toujours eu peur de la grossesse et de l'accouchement, tellement peur que je me disais : de toute façon pas le choix j'adopterai ou bien je ferai une césarienne par choix personnel... Mouais... Et puis il y a quelques temps, 2 ans environ, je n'ai plus eu si peur que ça, et au final je n'ai plus eu peur du tout... Ce qui a entrainé que j'ai commencé à me dire : mais si je n'ai plus peur c'est parce que je suis prête? Du coup je me suis demandé : Suis-je prête? Et à cette question et bien il semblerait que j'ai répondu OUI...



    J'estime que je ne suis pourtant pas prête à devenir maman pour une simple chose : Si j'avais un morceau de gateau au chocolat méga bon, que je ne donnerai pour rien au monde, et que mon enfant viendrait me demander pour avoir ma part de gateau, je crois que je pourrai bien dire non ou alors dire oui mais râler au fond de moi-même... Bon ok c'est débile comme façon de penser mais je suis gourmande et quand j'étais petite je ne pouvais pas concevoir que ma mère parfois nous laisse du dessert ou nous resservir à défaut d'en avoir pour elle... Pour moi c'était une énorme sacrifice qu'elle faisait tandis que je me délectais avec un arrière gout de culpabilité dans la bouche...
    Depuis que je me pose cette question je me dis : c'est ce que les mamans font toutes, mais moi quand je serai une maman et bien je garderai tout le gâteau au chocolat pour moi...
    Oui et maintenant alors? Et bien ça n'a pas changé dans ma tête, je ne me sens pas prête à filer MA part de gateau au chocolat à mon enfant => je ne suis pas une maman... lol :s
    Je ne suis pas vraiment égoïste parce que si mon enfant demande un jouet alors que moi je voudrai m'acheter un bouquin et bien je prendrai le jouet, c'est juste avec la bouffe que ça me pose un souci :s c'est débile hein? :p lol



    Malgré cela, malgré moi, j'ai tout de même envie d'un bébé en ce moment et ça me déprime beaucoup. J'ai la sensation que je n'en aurai jamais... que je serai condamnée à déguster ma part de gateau au chocolat... Et à passer mes nuits tranquillement, des nuits silencieuses, et tristes, et froides...



    Quand j'avais 15 ans, je sortais avec un type un peu plus vieux que moi (deux ans plus vieux) et ma première relation sexuelle c'était avec lui. Les première fois on a mis une capote, mais à force on en a eu marre, et on a pratiqué le coït interrompu, pensant que c'était un moyen de contraception efficace... Et ben mon oeil oui... Voilà qu'à ma rentrée de septembre, j'avais 16 ans, je commence à avoir des doutes, et je fais un test de grossesse, je me rapelle encore avoir seché les cours avec lui et avoir demandé à mes amies de demander un test de grossesse avec moi et de faire semblant que c'était pour un projet de science... Je me souviens avoir refermé la porte des toilettes, lui attendait assis sur les marches de l'escalier... Je me souviens avoir vu le test devenir rose... Deux lignes roses... Je me souviens avoir eu envie de sourire. Et lorsque je suis sortie de la salle de bain, un grand sourire au lèvres, il a commencé à sourire aussi, sauf que lui il pensait que je souriais parce que le test était négatif...
    Et là pendant une semaine ça a été la catastrophe... Moi je voulais le garder, lui pas, il a tenté de me raisonner, j'ai suivi son avis, et il a entrepris des démarches pour que j'avorte, tout ça en disant : normalement c'est à toi de te débrouiller toute seule pour t'en débarasser, sois déjà bien contente que je sois avec toi... Contente ça je ne l'étais pas, partagée entre le : mais pourquoi ça me tombe dessus ?? et le : Qu'est ce que je fais là? ... Première prise de contact avec le personnel du centre des femmes prévoyantes (quel nom à la con déjà...). J'arrive là tout abasourdie, toujours sur une autre planète, dans mon monde, choquée et déboussolée... Là on rencontre une femme qui nous amène dans un petit salon, la femme commence par des question à la con : vous avez utilisé quoi comme moyen de contraception blablabla... Mouais ben non pas de moyen de contraception puisque Mr était persuadé que le coït interrompu était un moyen de contraception... Pendant qu'elle déblatérais ses conneries sur un ton qui ne me plaisait guère (on aurait dit qu'elle parlait soit à une débile mentale soit à un toutout qui a fait pipi sur le tapis...) moi je n'écoutais déjà plus, me disant une fois de plus : mais qu'est ce que je fous là, ce n'est pas juste, je ne veux pas être là ! Enfin bref. Premier rendez vous avec un gynéco, sans avoir été prévenue avant, on m'emène "de force" dans la salle d'examen juste à côté et là une dame me demande sur un ton pas très sympa tout un tas de choses et ensuite de m'allonger de me déshabiller etc... Je me souviens que je tremblais comme une feuille morte... Et vous savez ce qu'elle a trouvé à me dire : si t'es enceinte c'est que tu as déjà eu un truc dans le vagin.... ouaiiiiiiis super la remarque... Je ne l'oublierai pas celle là !!
    En sortant de là, j'ai pris le bus avec Mr débile et en descendant du bus, crise de larme etc etc lui tout ce qu'il trouve à dire : rhooo t'es débile un rdv chez le gynéco toutes les femmes le font, t'es vraiment nulle... LA j'étais seule au monde ! Vraiment seule au monde...



    A partir de ce moment là, j'ai commencé à m'attacher à mon enfant... Je n'avais plus que lui à mes yeux, ce petit bébé pas plus gros qu'un haricot sec... Je me sentais très très très mal. Evidemment je n'allais plus en cours, à la fin ils se sont inquiétés. Ils m'ont envoyée chez la femme du PMS chez qui j'avais été l'année précédente pour le divorce de mes parents. Et là sans que je ne dise rien, la femme du PMS qui me connaissait un peu à force, elle a deviné que j'étais enceinte. Elle m'a dit qu'elle voyait ça souvent chez les jeunes filles qu'elle suivait, mais pas très souvent dans cette école, elle était étonnée...
    Mr débile était mécontent que j'en ai parlé à cette psy du PMS, il était mécontent de tout de toute façon, et semblait souvent oublier que c'était autant sa "faute" que la mienne.
    Là j'étais perdue... Et la femme du PMS m'a proposée d'en parler à ma mère, moi je ne voulais pas, imaginez vous annoncer à votre mère que vous êtes enceinte à 16 ans... Même si votre mère est très sympa et un peu post 68arde, pas moyen de prévoir sa réaction. Et puis Mr débile me l'avait formellement interdit, parce qu'il ne voulait pas mettre au courant ses parents à lui... Finalement ma mère a été convoquée bon gré mal gré et elle l'a su, elle n'a pas su trop quoi faire, elle était désemparée également mais ne m'a pas engueulée, elle a juste eu un petit regard triste et respectueux envers moi pas comme tous les gens que j'avais vu jusque là. Je lui ai appris que tout était déjà planifié pour l'IVG... Elle m'a proposée de me conduire là-bas, j'ai acceptée et je suis montée dans ma chambre, ça devait avoir lieu le lendemain. Je crois que j'ai pleuré, et à la fin de l'après midi mon frère est venu me voir ma mère est venue à la rescousse pour dire à mon frère que j'étais malade et qu'on allait chez le docteur demain, mon frère n'avait que 10 ans, depuis je ne lui ai jamais dit, il faudra que je le fasse un jour...
    Enfin bref, le soir je me suis dit : je vais m'enfuir pendant la nuit et on ne me retrouvera plus, je vais aller faire mes petits dans mon coin comme les mamans chats et revenir après la naissance... Après tout jusque là on ne m'avait pas vraiment demandé mon avis... Sauf que peu après j'ai commencé à avoir très mal au ventre, vachement mal en plus... Je me suis endormie pensant que c'était normal, et en fait en me réveillant j'ai vu que je perdais beaucoup de sang, je me sentais très très faible, ma mère dormait, c'est idiot mais je n'ai pas osé la réveiller... Et du coup j'ai sonné à Mr débile. Je lui ai demandé de venir, je lui ai dit ce qui se passait, il habitait tout près de chez moi, à pied ça faisait même pas 10 minutes 1/4 d'heure... Mais il n'a pas voulu venir, il m'a demandé de le laisser dormir, il a dit qu'il viendrait demain après l'IVG, puisque ma mère m'accompagnait... J'ai raccroché, je me sentais à présent de nouveau seule au monde, et sans qu'on ne m'ai rien expliqué j'ai su que je serai seule au monde pour un bon bout de temps... Je me sentais faible et par la force des choses je me suis endormie. Mr débile m'a réveillée le lendemain matin, j'étais toute blanche et il y avait du sang partout :s c'était affreux. Je crois que j'aurai voulu mourir, et j'étais très étonnée de m'être réveillée ce matin-là. Et là je me suis levée et j'ai senti que pfuit mon enfant était parti... Sur le coup je ne m'en suis pas rendue compte, j'étais un peu dans les vapes, et c'est lorsque j'ai été aux toilettes que j'ai vu... Je suis sortie en hurlant de la salle de bain, et lui tout ce qu'il a fait c'est qu'il est entré et il a tiré la chasse ! C'est atroce ! Mr débile était méchant en plus d'être bête je crois... Vraiment c'est le pire de toute cette histoire je crois... Une histoire qui fini dans les toilettes ce n'est pas une belle histoire je trouve...
    Après tout le monde s'est senti soulagés, tout le monde me disait mais non c'est mieux comme ça. Moi j'ai fait bonne figure mais je n'étais pas soulagée du tout. Hesitant entre accuser Mr débile et le planning familial de m'avoir donné une pilule qui m'aurait fait avorter sans mon consentement et un deuil sans fond... Je ne sais pas vers lequel des deux j'ai penché au final, je crois que c'est un peu des deux.
    J'ai beaucoup de mal à parler de ça, d'ailleurs c'est la première fois que j'en parle ouvertement, c'est sur mon blog.
    Et je crois que cette envie de bébé et ce mal-être par rapport à ça, ça vient de là.

    Au fond je crois que c'est largement de ma faute si j'ai fait une fausse couche. J'aurai du boucher mes oreilles lorsque tout le monde me disait d'avorter, j'aurai du foutre le camp ailleurs, j'aurai du rester allongée et ne pas me laisser stresser par tout le monde... C'est surtout ça que j'ai ressenti après toute cette histoire, presqu'aucun soulagement... Après je me suis sentie tout le temps seule au monde, abandonnée, seule seule seule... J'suis restée encore un peu avec Mr débile, mais avec le recul je pense que je ne l'aimais plus. En tout on est resté 2 ans et demi ensemble et c'est le plus mauvais gars avec qui je suis sortie, il me les a toutes faites... A 15 ans, quand on est amoureuse, on se fout de tout, et on est dans sa bulle... Je voudrai que les parents de Mr débile tombent sur ce blog, je voudrai que ça se répercute à leurs oreilles, au moins comme ça il aura eu un peu de désagrément de tout ça... Pas cher payé pour un meurtre organisé !!



    Depuis et bien je crois que tout est gris, je ne parle jamais de ça, parce que je sais que c'est un des trucs les plus insupportables que j'ai vécu, j'ai l'impression que personne ne peux comprendre... Parfois j'en parle vaguement et on me réponds toujours : c'est mieux ainsi, ou bien pire : tu as été remboursée par le planning familial? Ou d'autres choses dans le genre... Je crois que la plupart des gens ne peuvent pas comprendre et c'est bien normal, c'est tant mieux également !
    Je me suis sentie maman à 16 ans, j'avais très peur bien sûr, mais je me suis sentie un peu maman... Et ça a créé une énorme blessure, parce qu'en principe je n'aurai pas du m'attacher à cette grossesse, d'autres amies ont vécu ça et se sont faites avorter et s'en foutent royalement... Pourquoi alors ? Pourquoi moi je l'ai si mal vécu?



    Alors évidemment puisque je suis contaminée par le désir d'enfant à présent, et bien ça fait ressurgir tout ça... J'envie tellement mon amie d'avoir sa petite fille, c'est vrai qu'elle est jeune mais franchement moi je ne trouve pas qu'elle est trop jeune... Peut être que c'est pour ça que j'ai pleuré à l'hopital en les voyant tous les trois, j'ai du me voir moi avec mon bébé et Mr débile... J'ai du penser un court instant à mon petit ange sans faire exprès... Ou alors j'étais très émue de voir ce petit bébé, ça doit être un peu des deux je crois.



    Je sais que je ne guérirai jamais de cette blessure, ça fait 6 ans maintenant... Je me dis : quand j'aurai un enfant je n'y penserai plus, mais je suis sûre que non, je suis sûre que ça me fera mal quand même, surtout en sachant ce que c'est d'avoir un bébé... Mais peut être un peu moins mal.
    Le pire c'est que ce ne sera pas le même bébé, qui sait comment il aurait été, ce ne sera pas le même espoir, pas les mêmes jeux, pas les mêmes sourires...
    Je voudrai un bébé. Mais je suis raisonnable, raisonnable mais émotive... alors je vois la vie en moche... J'ai des lunettes faites pour, qui font voir tout moche... Je croyais que je les avais oubliées quelque part mais quelqu'un les a retrouvées et me les a rapportées... Domage.



    Il est 3h du matin et ça m'a soulagée de dire tout ça. Même si ma maman lit ceci, mes amis, mon homme ou même Mr débile, je suis contente de l'avoir écrit et je ne regrette rien.
    Je crois qu'être une maman aussi c'est avoir juste de la tristesse dans le regard, de la tristesse qui m'est destinée à moi et pas à la situation, et de ne pas forcer sa fille à quoi que ce soit. Après tout le gâteau au chocolat c'est peu de choses... Au fond c'est ma maman le héros de l'histoire. Moi aussi un jour je serai une héroine ;)



    Lou2006


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  • J'ai envie d'écrire une note avec des tas de trucs que j'ai envie de dire, tout ça en vrac, je sais que je devrais poster une note par sujet mais une amie du net m'a donnée envie d'écrire une longue note sur plein de choses sans m'arrêter, comme elle le fait dans son blog ;) petit clin d'oeil à Nanou ;)


    En ce moment ils font des travaux chez nous, c'est vraiment lourd, ce matin en me réveillant, par le trou du rideau (Titigre adore trouer mes rideaux), il y avait un ouvrier !! J'ai eu une petite frayeur en ouvrant les yeux et puis je me suis rapellée que c'était un ouvrier... Heureusement j'étais bien couverte !
    En fait ils nettoyent la facade en la sablant, mais d'après notre proprio (que j'adore soit dit en passant) ils travaillent comme des cochons ! Par exemple ils sont en train repeindre la facade et figurez vous que sur les rambardes ils n'ont pas enlevé la peinture écaillée, du coup ils ont repeints dessus et dans deux mois ça va reccomencer à s'écailler, pour sûr ! Ou bien encore : en sablant notre étage ils ont mal isolé les fenêtres du coup on s'est retrouvé avec du sable partout, même dans le lit !! Pfffffff... Vivement qu'ils s'en aillent j'en ai vraiment marre de ces travaux !


    Ce soir Bab's m'a sonné, elle avait plein de bonnes nouvelles, tout d'abord demain je vais boire un verre avec elle et Lucie vers 13h à Namur, et ensuite elle a le net et le téléphone fixe => msn et téléphone gratuit après 17h => beaucoup de blablattage en perspective, et enfin elle va nous inviter à son kot, Lucie, Nico, moi et Das. Et puis c'est bientôt son annif ainsi que celui de Lucie ! Elle c'est le 6 septembre et Lucie le 11 septembre on a toutes le même âge, enfin je suis la plus vieille de deux mois :p lol. Vivement 13h !!


    J'aide mon frère dans ses travaux de vacances aussi, je lui fait faire des dictées mais c'est galère car c'est pas évident de le faire bosser ! Sa prof de français c'est vraiment une grosse conne, je n'ai pas envie de parler de ça maintenant mais j'ai bien envie d'aller la trouver et lui dire ma façon de penser ! La preuve que c'est une grosse conne c'est que par exemple ma mère et moi avons fait les travaux d'expression écrite de mon frangin et ma mère a régulièrement obtenu des 8 sur 20 et moi j'ai fait un 12 sur 20 alors que j'ai toujours eu de très bonnes notes en expression écrite et que mes travaux faits pour mon frère étaient impeccables et méritaient au moins 19/20 !! C'est bien la preuve qu'elle n'aime pas mon frère et que donc elle lui met des points à la hauteur de sa haine... Enfin soit...


    Nos voisins sont des merdes... Régulièrement on a à s'en plaindre pour des tas de chose. Par exemple ils mettent leur musique à fond très souvent et en particulier le dimanche matin ou le samedi matin, lorsqu'on fait la grasse mat... Etrangement le matin les basses semblent venir de sous notre lit et l'aprem c'est sous notre salon !! Ensuite ils empestent souvent la cage d'escalier de leurs odeurs de nourriture fadasse et brûlées, ils mettent souvent en route l'alarme incendie et on file dans la cage d'escalier on voit de la fumée mais en fait c'est eux qui cuisinent sans utiliser la hôte bien sûr => la cage d'escalier sens souvent la vielle frite, le steak cramé ou le fish stick... Dégueu ! Et puis j'ai l'impression qu'ils se tapent dessus, on les entends souvent crier et claquer les portes, puis elle pleure dans la cage d'escalier... Et enfin le pire : ils invitent des amis et quand c'est comme ça ils s'amusent à taper avec un objet sur leur plafond et après on les entends se marrer comme des tordus... Franchement imaginez vous pendant vos soirées entre amis taper avec un manche à balais sur votre plafond comme amusement de votre soirée !! Génial... Ce sont vraiment des barakis en puissance ces gens là ! Vivement qu'ils foutent le camp, se séparent ou que sais-je !


    Et en bas de chez nous on a trois cafés de barakis aussi... Ce qui fait que régulièrement on a du tapage nocturne devant chez nous. A l'heure ou je parle il y a une bagarre devant chez moi, à toute heure de la nuit et chaque jour il y  a du tapage nocturne et c'est insuportable ! Des mecs bourrés qui se battent, des gens qui gueulent sur la rue, et le pire c'est ceux qui se mettent juste sous nos fenêtre pour parler fort, chanter et rigoler. L'autre jour trois mecs faisaient ça en bas de chez moi alors moi j'en ai eu marre j'ai gueulé : FERMEZ VOS GUEULES ! Et là un des types me réponds : Ta gueule toi même SALE PUTE !! ça franchement j'ai du mal à l'avaler ! Ils aimeraient bien eux pendant qu'ils ont la gueule de bois le lendemain que je vienne gueuler devant chez eux? ça rigolerait moins je crois ! Pour finir j'ai envie de leur balancer des choses, ce serait drôle ! Genre laisser pourrir des oeufs ou des trucs du style et leur balancer dans la gueule... et m'arranger pour qu'ils ne voient pas d'où ça vient aussi ! Ce serait marrant tiens de faire croire que ça vient de mes voisins :p lol
    Je crois que la plupart des gens ne se rendent pas compte, ils vont boire un verre et ne s'imaginent pas que tout autour il y a des appartements et que ça réveille tout le monde quand eux s'amusent, si ce n'était que de temps en temps je m'en ficherai mais à la longue on en a marre !
    Avant hier Das devait se lever à 5h et vers 3h un type l'a réveillé il se tenait assis en plein milieu de la grande route et chantait... Après il était tellement énervé qu'il n'a plus su se rendormir... Imaginez vous dans cette situation ! C'est atroce ! Presque du harcellement moral !


    Pour le moment je suis en train de lire le premier tome du seigneur des anneaux et je n'arrive pas à m'en détacher, en fait j'avais déjà commencé il y a longtemps mais j'avais arrêté de le lire pendant bien deux semaines et quand j'ai repris je ne me rappelais plus trop du début de l'histoire etc etc du coup j'ai laissé tomber. En fait c'est parce que j'ai lu Bilbo le Hobbit que j'ai eu envie de retenter le seigneur des anneaux et franchement je ne le regrette pas ! Je regrette une seule chose : avoir vu les films avant d'avoir lu le livre, ce qui m'arrive très très rarement... Du coup je n'ai pas pu imaginer les personnages et les lieux comme je le fais normalement à la lecture d'un livre, là j'avais la tête des acteurs etc en tête et je trouve ça moins bien.


    Das a ouvert un forum aussi, réservé à nos connaissances IRL, en fait à notre groupe d'amis, juste pour causer entre nous et se donner rendez vous, blablatter entre potes quoi :) ça commence bien je trouve on se marre déjà bien. Et je participe aussi au forum de Nanou que j'aime vraiment beaucoup, sur ce forum il n'y a que des femmes et c'est un forum privé entre nous toutes, tout le monde est polis et sympa, c'est mon refuge du net ;) marre des insultes et autres :p lol je ne l'ai jamais dit à Das que je participait à ce forum, dès qu'il arrive près de moi je ferme la fenêtre ou je la minimise car je préfère que ça reste secret ;) c'est mon refuge du net secret :) lol


    L'autre jour on a été invité à un BBQ chez Gégé, c'était super, j'adore aller là bas, ses parents sont géniaux ! En fait j'adore toute sa famille (celle que je connais en tout cas), son père est super sympa très tolérant et j'adore causer avec lui, sa maman est une maman poule tellement qu'on dirait une mère juive j'adore ça :) même moi des fois elle m'engueule gentillement et c'est marrant de causer avec elle, on sent que quand on leur parle ils nous écoutent, et nous prenne au sérieux ! En général les parents nous considèrent comme un jeune couple qui n'est pas sérieux et qui se défera mais eux pas, ils respectent le fait qu'on soit un couple et qu'on vive ensemble et ça j'adore :) quand on aura plus de sous j'aimerai les inviter tous avec Gégé et mon Bisounours Gaetan :) Au fait finalement ça s'est arrangé avec cette histoire de frère et soeur, Gégé elle s'en fout que j'aime bien Gaetan. Malgré ça on a toujours pas été boire de verre, je crois qu'on est trop timide tous les deux. Au mariage de Candy on a dansé (enfin façon de parler, je l'ai tiré de force sur la piste) et il m'a marché sur le pied :p hihi. Et je me suis un peu frittée avec Gégé par mail aussi la semaine passée, mais on s'est expliqué et tout va pour le mieux, de toute façon comme je lui ai dit, nos caractère s'opposeront de toute façon et c'est notre façon d'être amies ;) faut que ça pête de temps en temps !


    Tiens j'ai envie de faire une note sur le mariage de Candy maintenant ;) c'est vrai que je n'en ai pas parlé depuis que ça s'est passé (fin juillet). Donc ça fait plus ou moins un mois que je me dis : faut que je fasse une note sur le mariage de Candy et ensuite j'oublie :p lol


    Ah j'ai une triste nouvelle :'( Gricha est morte, c'est la soeur de Titigre et Tinoir, elle s'est faite écraser sur la route près de chez ma mère... Je suis très triste car ce petit chat est né dans ma chambre et a passé toute son "enfance" dans ma chambre et à dormir à côté de mon lit voir dans mon lit... C'était ma préférée dans la portée et mon frère a voulu l'avoir et comme la maman était son chat => il avait le privilège de choisir un chaton. J'essaye de ne pas trop y penser car c'est trop triste :'( si ça arrivait à mon Titigre je crois que ça serait atroce, j'ai jamais été aussi accroc d'un chat de toute ma vie que de Titigre et pourtant j'en ai eu des chats !


    Je crois que ma mère ressort avec Jean-Michel :s lol ils sont partis en vacances à Venise 5 jours en juillet :p hahaha :)


    Et sinon ben j'ai revu mon père et il n'était pas saoul :) c'était trop bien on a discuté et puis il est reparti, il était venu en moto et il est monté à l'appart encore avec son casque sur la tête tout fier de nous le montrer :p ainsi que sa veste de moto qu'un ami lui a offert. Il est parti à un camp spéléo avec mon frère pendant deux semaines en France et je crois que ça a été un genre de cure pour lui et il est plus serein et gentil aussi, esperons que ça dure !


    Bon c'est tout pour ce soir, je ne dois pas louper mon RDV avec Bab's et Lucie demain donc il faut que je dorme un peu ;) lol. Je ferai la note sur le mariage de Candy et Laurent un autre jour :p hahaha.


    Bisous


    PS à Samsam : je répondrai à tes commentaires demain car là je n'ai pas le temps il faut que je dorme ;) mais je les ai tous lu et ça m'a fait très plaisir !


    Lou2006


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  • Episode 1 ici :  http://www.blogg.org/blog-35708-date-2006-07-10-billet-394206.html


    Hier je me suis rendue chez mon médecin habituel, ce petit bout de femme à la tête de gazelle affolée lol, cependant elle était partie en vacances... Ce qui fait que je me suis tapée le trajet à pied sous une chaleur étouffante, avec mon abcès qui me tiraillait à chaque pas... Arrivée devant cette porte close j'étais aussi rouge que le maillot d'un joueur de foot portugais, il fallait que je me réfugie quelque part, là bas au royaume de la clim' et des aliments frais : un supermarché !
    Qu'est ce que la fraicheur me fait du bien ! Ici à l'appartement, il fait toujours chaud l'été, du matin à la nuit, de la nuit au matin, sans interruption aucune. C'est vrai qu'un abcès pendant une canicule c'est loin d'être idéal.



    Voilà ma première aventure sur le chemin de la guérison de ma phobie, décevante, frustrante et étouffante.

    Le lendemain, Das est allé me chercher à la pharmacie une compresse contenant un gel à réchauffer ou à refroidir, et bien ça calme vachement mieux qu'un gant de toilette rempli de glaçons, et puis en plus ça ne fout pas de flotte partout... Grâce à ça ma joue a diminué de moitié.
    Ensuite ma mère m'a proposé de m'emmener chez le médecin, un médecin de notre village, remplacant de l'ancien médecin, j'y suis allée et il m'a paru bien jeune mais gentil, un homme, pourquoi pas :) ça change, sauf que moi j'avais envie de mon médecin, elle arrive à me faire parler elle... Elle devine tout.
    Bref voilà qu'il me fait asseoir sur la table d'auscultation et qu'il sort son batonnet d'esquimaux dont manifestement il ne reste pas de trace d'une quelconque glace (lol heureusement) et a commencé à regarder à l'intérieur de ma bouche... Et là il m'a proposé deux solutions : soit prendre des antibiotiques et prier pour que ça passe, soit crever l'abcès... Devinez ce que j'ai choisi :p looooooool.
    Oui je rigole mais c'est plutôt pitoyable ;)
    Quand il m'a proposé de crever cet abcès j'ai senti les gouttes de sueurs couler dans mon cou, mon visage passer du rouge au blanc et ma respiration s'arrêter... Heureusement il n'a pas insisté, heureusement c'est le remplacant de mon médecin d'enfance (un ours brutal et aux grandes mains qui préfère piquer et couper vite plutot que de rassurer), et heureusement que j'ai osé ajouter : euh je préfèrerai les antibiotiques, d'habitude ça passe avec ça... (Faut dire que les augmentin retard c'est pas de la gnognote en boite).

    Après être passée chez ma mère, je suis donc rentrée chez moi, j'ai pris mes antibiotiques et j'ai continué à me masser la joue avec mon nouveau jouet : ma compresse remplie d'un gel bleu et gluant :p looool.



    A vous les studios ;)



    Lou2006


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